L’enjeu majeur du web territorial est de passer d’une information descendante à 100% à une information co-rédigée, tout en maintenant une ligne éditoriale qui permette de maintenir un certain contrôle. Nous ne devons pas reproduire les mêmes erreurs qui ont été faites avec les magazines municipaux. De la lettre du maire, nous avons vu naître le city magazine, oubliant que l’émetteur était encore l’institution et qu’elle avait des messages à diffuser. D’ailleurs les citoyens usagers n’ont besoin de personne pour créer leur propre espace web.
La nouvelle gouvernance territoriale nécessite une participation accrue de tous les acteurs sociaux et économiques, y compris les citoyens, dans l’échange des informations qu’elles soient politiques, culturelles, sportives ou évènementielles. Chacun doit exprimer ses sentiments, ses réflexions, ses propositions. Cette ouverture à la population est fondatrice d’une nouvelle relation entre administrés et élus.
Le web territorial est constitué autour de trois espaces : le site institutionnel (ou portail), les réseaux sociaux génériques (Facebook, Twitter, …) et les espaces participatifs générés par la collectivité. Ces derniers sont mis entièrement à la disposition des internautes avec un système de modération parfaitement explicité. Cet espace permet à chaque contributeur d’être le co-auteur, d’avoir un profil, un groupe et d’échanger publiquement ou en privé.
Cette initiative doit avoir la capacité de modifier l’image d’un territoire, en particulier ceux qui souffrent d’une image détériorée parce que trop rurale, ou trop « industrieuse ». Naturellement que cette transformation en terme d’image et d’attractivité ne peut se réaliser simplement à travers internet. Il peut être un catalyseur, un élément déclenchant d’une volonté politique de moderniser le territoire. Combien sont-ils, depuis quelques mois, à engager de lourdes démarches de création de marque ? N’est-ce qu’un effet de mode ou la manifestation politique de se battre pied à pied pour la défense d’une terre que l’on croyait abonnée au déclin.
Elus, acteurs économiques et sociaux, communicants … Soyons persuadés qu’il existe un avenir à nos villes, à nos départements, à nos régions dans ce monde village que l’on nous annonce depuis quelques années. Et donnons la parole aux citoyens, ils seront les meilleurs ambassadeurs.
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